La rééducation après acromioplastie de l’épaule.
La rééducation après acromioplastie simple de l’épaule.
L’hospitalisation durera entre 2 et 5 jours.
Il s’agit d’une rééducation qui n’a pas difficulté particulière car aucun mouvement n’est interdit.
Seul le travail actif doit être utilisé avec modération au début pour éviter de déclencher une tendinite ou capsulite réactionnelle.
Le port du attelle type « coude au corps » sera porté entre 3 jours et 3 semaines en fonction de l’importance de la chirurgie et donc de l’avis du chirurgien.
Au cabinet, les premières séances consistent à retrouver l’amplitude passive la plus complète possible et avec un minimum de douleurs.
Pour faciliter la détente du patient, celui-ci doit être en position décubitus (plat dos) pendant que le kinésithérapeute effectue la mobilisation passive.
Le kiné utilisera les glissements et la traction de l’articulation gléno humérale pour éviter les conflits articulaire et ainsi diminuer le risque de douleurs.
L’objectif des amplitudes passives varie en fonction de chaque malade (âge, qualité du mouvement avant l’intervention, motivation…à retourner travailler et retrouver ses activités physiques et sportives), en général il faut viser rapidement l’amplitude main front, avec l’humérus dans l’axe de la scapula.
Les moyens de physiothérapies doivent être complémentaires de la mobilisation manuelle, l’électrothérapie et l’ultra son peuvent être une bonne indication.
L’électrothérapie permet de lutter contre la douleur avec les programmes endorphiniques, et permet également la contraction précoce des fibres musculaires du deltoïde, supra et infra épineux, cette contraction favorise le glissement des fascias et limite ainsi la formation de la fibrose.
Lorsque l’amplitude maximale est atteinte sans douleur en mobilisation passive et mobilisation auto passive (montage de pouliethérapie qui permet d’élever un membre en passif avec l’autre membre supérieur en actif, ou mobilisation directe d’un membre avec l’autre membre), le travail actif des abaisseurs de l’épaule devient primordial.
Il faut travailler la perception corporelle du mouvement d’abaissement de l’épaule avant d’élever le membre supérieur, ainsi que l’endurance et la puissance des muscles grand dorsal et grand pectoral.
Ce travail musculaire peut être effectué de manière manuelle ou a l’aide d’un montage de pouliethérapie tout simple, il suffira juste de freiner le mouvement d’abaissement du bras et donc par la même occasion de faire du travail actif aidé de l’élévation.
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En progression, la stabilité de l’épaule sera travaillée en chaîne ouverte et fermée en augmentant progressivement l’intensité des déstabilisations.
Le massage(crème avec principe actif ou neutre) ne doit pas être oublié par le kinésithérapeute car il reste une arme essentielle, il permet d’assouplir les zones contracturés, et éventuellement des zones d’adhérences cicatricielles.
En cas de douleur persistante a l’élévation active du membre supérieur, le patient devra utiliser les voies de passage apprises avec le kiné afin d’éviter la zone d’accrochage.
En général, les chirurgiens préfèrent prescrire un peu de rééducation avant l’intervention chirurgicale pour assouplir et renforcer un peu cette épaule qui souffre.
Avec l’expérience, on s’aperçoit que les patients qui avait commencé la rééducation avant récupère mieux et plus rapidement que les autres.
Parfois même en cas de lésion mineure des tissus et des os, l’intervention chirurgicale est annulée ou repoussée car le patient a appris à optimiser l’utilisation de son épaule…
Ruiz Sébastien, Kinésithérapeute, Ostéopathe, CHU Lapeyronie (chirurgie orthopédique, chirurgie de la main et du membre supérieur) et Libéral Montpellier.



Merci pour toutes ces informations. Le travail des abaisseurs de l’épaule avec un ballon de klein me paraît également pertinent, d’autant que cela augmente la proprioception de l’épaule.
Bon courage à tous les blessés de l’épaule