Archives du Site Kiné Rachis
Vidéo : exercices contre le mal de dos : Les 3 premières étapes.
La question la plus fréquente que les lombalgiques posent à leur kiné, c’est : « qu’est ce que je peux faire comme exercice simple à la maison pour lutter contre mon mal de dos, et pouvoir me remuscler en douceur. »
Etape 1 :
si vous êtes un peu raide, vous devez vous assouplir avec l’exercice à plat dos et les pieds contre le mur, 2 à 5 minutes tous les soir avant de se coucher.
Voir photos et articles : http://osteopathe-montpellier.com/mal-au-dos-lombalgie-chronique-et-etirements-musculaires
Etapes 2 et 3 :
Voici un exercice simple qui permet de faire un travail postural en position 4 pattes, puis lorsque la position est bonne (ventre bien rentré, menton rentré pour faire un allongement axial actif, rachis lombaire et dorsal bien droit), on peut commencer à lever une jambe droite en extension légère pour ne pas trop cambrer la zone lombaire.
Vous pouvez faire cet exercice tous les jours, faites 3 à 5 séries de 20 mouvements en fonction de vos possibilités.
Si cet exercice vous semble trop facile passez à l’exercice suivant :
Ajoutez l’élévation du membre supérieur opposé pour travailler les fixateur d’omoplate et la ceinture scapulaire(épaule) , de plus vous devez travailler vos abdominaux en vous équilibrant sur vos point d’appui tout en rentrant le ventre.
Vous pouvez faire cet exercice tous les jours, faites 3 à 5 séries de 20 mouvements en fonction de vos possibilités.
Mes patients qui se tiennent tous les jours à ces exercices, commencent à sentir une amélioration des douleurs au bout de quelques semaines de travail sérieux (sans oublier de les faire tous les jours).
Bon exercices, bon renforcement, et bon rétablissement.
l’électrothérapie muscle !!!
L’électrothérapie muscle t-elle vraiment? Peut-on avoir des abdominaux saillants?
Et pourquoi l’électrothérapie soulage les lombalgies?
Voici la question que l’on me pose le plus souvent, les gens veulent savoir s’ils peuvent réellement se faire des abdominaux saillants en lisant le journal et en mettant des courants électriques sur leurs muscles.
Je répondais toujours que les abdominaux saillants, certainement pas (juste avec cette méthode) mais gagner un peu de force musculaire probablement…
Aujourd’hui, je dirais:” je sais que vous gagnerez un peu de force musculaire…Si vous utilisez le bon matériel et le bon dosage…”
En effet il y a deux mois de cela, alors que je testais la force du biceps d’ un patient hospitalisé, j’ai eu l’idée de tester la force de mon biceps, car cela faisait plus de 10 mois que je ne faisais plus aucun sport( à par de la kinésithérapie et de l’ostéopathie ) , pour savoir quelle était ma force sans entraînement(type judo) et, à ma grande déception, je ne faisais que 7 kg de plus qu’un patient qui allait se faire opérer de la coiffe des rotateurs.
Alors je décidai d’élaborer un protocole simple d’électrothérapie sur mon biceps pendant plusieurs semaines…et de mesurer régulièrement sa force.(j’en parle depuis deux mois a mes patients au cabinet qui sont soignés en partie par l’électrothérapie, voici enfin les résultats!)
Protocole d’électrothérapie:
- 60 min par semaine (si possible réparties en trois fois vingt minutes) secousses ou burst ( basse fréquence) 10 secondes et contractions musculaires visibles, provoquant la supination et la flexion du coude pendant 10 secondes.(la contraction musculaire volontaire n’ est pas utilisée)
-1 test musculaire du biceps droit et gauche et du triceps droit et gauche. (muscle agoniste/antagoniste)
Position de mesure de la force: sujet debout, coude au corps, 90 ° de flexion de coude, supination pour le biceps (mesure de la force en flexion) et pronation pour le triceps (mesure de la force en extension).
La force est mesurée à l’aide d’un dynamomètre électronique.
(1 seul test par semaine pour éviter que le test ne devienne un exercice de renforcement).
Le biceps droit a augmenté sa force de 6.5 kg en 7 semaines.
Soit une augmentation de 28.26 %.
Le biceps gauche a augmenté sa force de 4.4 kg en 7 semaines.
Soit une augmentation de 19.38 %
Le triceps droit a augmenté sa force de 1.65 kg en 7 semaines.
Soit une augmentation de 8.6 %
Le triceps gauche a augmenté sa force de 4.35 kg en 7 semaines.
Soit une augmentation de 23.2 %
Le triceps n’a pas subi d’électrothérapie, donc son augmentation de la force est peut être due à un rééquilibrage automatique des forces agonistes/ antagonistes, ou tout simplement à une contraction maximale du muscle triceps par semaine (effectué pendant le test).
De plus cette mesure sur moi-même est fiable car je n’ai pratiqué aucune activité sportive et de renforcement musculaire (autre que mes heures quotidiennes de pratique de kinésithérapie ou d’ostéopathie).
Il me semble important de noter que de nombreux sportifs (volley-ball, football, sport de combats divers, judo, boxe) utilisent l’électrothérapie dans leurs programmes de musculation (j’ai fais le programme d’électrothérapie pour Antony, double champion de France de lutte contact, encore bravo Tony !)
En conclusion, on arrive mieux a comprendre pourquoi les lombalgiques qui sont déconditionnés et qui ne font plus de sport depuis longtemps se sentent mieux après quelques séances d’électrothérapie chez leur kiné, leur muscles para vertébraux doivent être plus forts et la stabilité articulaire rachidienne ainsi que l’endurance musculaire doivent être probablement augmentées.
Si la force d’un biceps peut augmenter d’environ 25 % en 7 semaines, celle des muscles du dos aussi!!!
La libération d’endorphine pour la stimulation électrique basse fréquence doit aussi jouer un rôle important….dans le soulagement de la douleur.
Vos remarques et recherches complémentaires sont attendues avec impatience.
RUIZ Sébastien, kiné-ostéo Montpellier.
Evaluation musculaire du lombalgique :
Evaluation musculaire du lombalgique :
L’évaluation musculaire dans ces trois composantes ( force, endurance, extensibilité des muscles du tronc et des muscles des membres inférieurs),situe le lombalgique au sein de la classification internationale du handicap.
·La force des fléchisseurs/extenseurs du tronc est mesurée à l’aide de l’appareil
d’isocinétisme en mode concentrique, dans une amplitude qui ne fait pas varier la douleur(ici on utilise une flexion de 60° et une extension qui permet le retour en rectitude).Les mesures sont fiable et reproductible, si elles sont effectués avec la même machine.
Une faiblesse musculaire surtout dans les vitesses rapides des extenseurs et un ratio fléchisseur sur extenseur égal à 119/115=1,03 est spécifique du lombalgique chronique.
Les moyennes d’un sujet non lombalgique varient entre 0,64 et 0,74.
·L ‘endurance est mesurée à partir de test musculaire en isométrique :
-test de Ito spécifique aux abdominaux :
Le sujet est en décubitus dorsal, hanches et genoux fléchis à 90° ; Les bras sont croisés, mains posées sur l’épaule controlatérale ; le sujet doit décoller la tête et les omoplates du plan de la table et tenir le plus longtemps possible.
-Test de Ito spécifique aux spinaux :
Le sujet est en décubitus ventral avec un coussin placé sous le bassin, bras le long du corps. On demande alors au sujet de décoller le thorax du plan de la table et de maintenir la position le plus longtemps possible.
Remarque : le test est terminé lorsque que l’on observe une variation de la position initiale du tronc. De plus les résultats doivent être interprétés avec grande précaution, car ils dépendent en grande partie de la motivation du sujet.
·L’extensibilité :
-Les muscles ischio-jambiers :
Le patient est en décubitus dorsal, on dispose l’inclinomètre à 10 cm au-dessus de la base de la rotule, puis on règle l’aiguille verticale à 0°. On réalise une flexion passive d’un membre inférieur genou tendu, jusqu’à la mise en tension des ischio-jambiers.(La fesse du patient ne doit pas décoller du plan de la table).
-le muscle triceps sural :
Le patient est debout, les membres supérieurs en appui contre un mur face à lui, la pointe du pied et le genou d’un membre inférieur viennent toucher le même mur. Puis le patient recule son autre pied au maximum tout en gardant le talon au sol, ce qui met en tension le triceps sural. On mesure la distance entre le mur et la pointe de l’hallux.
-le muscle droit de la cuisse :
Le patient est en décubitus ventral, coussin sous les crêtes iliaques, on fléchit le genou et on mesure la distance entre la pointe du talon et la tubérosité ischiatique.
Evaluation de la flexibilité
·La Distance doigt sol(DDS) est une évaluation globale de la flexion.
On peut ainsi contrôler de façon simple l’état de souplesse de la chaîne postérieure et vérifier sa variation dans le temps. Le sujet est debout, genoux tendus, l’écartement des pieds correspondant à la largeur du bassin, il se penche en avant en enroulant son dos. Une fois le geste bien intégré, On mesure la distance entre le médius et le sol.
·La flexion globale, pelvienne et lombaire est mesuré à l’aide du test d’inclinométrie.
Nous utilisons simultanément deux inclinomètres de Rippstein. En position redressée de départ, l’opérateur positionne un inclinomètre supérieur au niveau de l’apophyse épineuse de T12 et un inclinomètre inférieur sur la partie plane du sacrum. Pour chacune des positions les inclinomètres sont préréglés à 0°, aiguille à la verticale.
On demande une flexion du tronc. L’opérateur relève sur l’inclinomètre supérieur l’amplitude totale en degrés du mouvement de l’ensemble colonne lombaire-bassin et sur l’inclinomètre inférieur l’amplitude pelvienne en degrés. Le calcul de la différence des deux mesures fournit l’amplitude lombaire en degrés.
Exemples de valeurs : Flexion globale(Fg)=80°
Flexion pelvienne(Fp)=40°
Flexion lombaire(Fl)=80-40=40°
Donc la mobilité est partagée et équilibrée mais inférieure à la normale (Fg=100, Fp=50, Fl=50).
Mal au dos, lombalgie chronique et étirements musculaires
MAL AU DOS, MAL DU SIECLE ?
Les étirements en chaînes musculaires sont une arme importante pour lutter contre le mal de dos et la lombalgie chronique.
En effet une séance d’ostéopathie ou des séances de kinésithérapie peuvent vous soulager, mais si par la suite le patient ne maintient pas un minimum d’hygiène de vie, le bien fait des soins est bien vite perdu.
La prévention en France commence à se développer, mais cela est encore bien difficile, car lorsque l’on n’a aucune douleur, on ne pense plus aux conseils du kiné ou de l’ostéo.
Chez la plupart des patients qui ont mal au dos on retrouvent souvent le même genre de profil, peu de loisir ou sport, pas d’étirement, alimentation mal adaptée, hydratation et sommeil insuffisant (souvent moins de 6 heures de sommeil par nuit), et condition physique déplorable (impossibilité de courir plus de 5 min sur le vélo elliptique).
Lors d’un traitement kiné, on effectuera le bilan personnalisé et chaque personne aura son traitement personnalisé avec plus ou moins d’étirement, de renforcement musculaire, de travail cardio-vasculaire, et de lutte contre la douleur (électrothérapie antalgique, thermothérapie chaude ou froide, massage…)
Lors d’un traitement ostéopathique, on retrouvera une harmonie et une meilleure mobilité de toutes les articulations qui pourraient bloquer et entraîner des compensations.
A son domicile, le patient peut effectuer des étirements simples si son kiné ou ostéo a noté un manque de souplesse.
Il suffit de trouver un mur avec un peu de place autour. (Voir photos)
Les pieds en l’air contre le mur, genoux presque tendus ou totalement tendus, menton bien rentré avec la tête bien droite.
Le dos et le rachis lombaire doivent être bien plaqués contre le sol, et les fesses doivent être plus ou moins proche du mur en fonction de la souplesse de chacun. En effet, en progression, au fils des semaines, la personne gagnera progressivement en souplesse et ses fesses se rapprocheront du mur.
Pour augmenter la difficulté, le patient peut relever le pied vers lui en flexion dorsale pour étirer d’avantage le triceps.
La durée de l’exercice d’étirement est une question que l’on me pose souvent au cabinet, et il n’y a pas de règle générale sauf la régularité.
Il vaut mieux s’étirer tous les jours 5 min (le soir est très appréciable pour évacuer les tensions de la journée) que 1 fois par semaine pendant 20 min.
Rq : certain de mes patients font leurs étirements au bureau !!!
Cet exercice d’étirement de la chaîne postérieure peut être associé à l’étirement des adducteurs en écartant progressivement les membres inférieurs.
Je pratique régulièrement ces exercices après mes entraînements de judo, et après une longue journée de travail et je trouve que cela me fait beaucoup de bien.
Ruiz Sébastien
Kinésithérapeute
Ostéopathe Montpellier
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